L’Analyse des Pratiques Professionnelles

Je conduis des groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles pour les Établissements et Services Sociaux et Médico-Sociaux.

Organisés le plus souvent en cycles de 10 séances, ils peuvent compter jusqu’ à 12 personnes.

   Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GAPP) est un espace de travail et d’expression confidentiel, organisé, collectif et collaboratif qui aide les professionnels à mieux comprendre les situations professionnelles qu’ils ont vécues. Ils souhaitent en  (re-)parler et tirer les informations utiles pour se former et pour agir.

Ma méthodologie d’intervention, étayée régulièrement d’apports conceptuels, peut prendre la forme d’un groupe de parole ou de la mise en œuvre d’un protocole construit (situation proposée en début de séance ou thème proposé à l’avance par les professionnels eux-mêmes). 

 

Compte tenu du contexte actuel et en attente de sa normalisation, cette prestation est réalisable en viso conférence

J’invite, dans tous les cas  chacun-e à :

  • exposer la/une  situation professionnelle vécue, sans interprétations ni jugements : les faits, seulement les faits

  • identifier la question que la situation nous pose

  • émettre des hypothèses de compréhension du problème, de la difficulté rencontrée

  • co-construire  des propositions d’action(s) adaptée(s)

Ce travail de retour réflexif[1] sur les situations professionnelles vécues concernent tous les professionnels, sans pré-requis.

Mais ce travail ne va pas de soi. Il n’est pas spontané

 

➢  Prendre le temps de construire le groupe.

C’est une démarche qui demande de la motivation, du temps, la présence régulière et suivie de chacun-e des professionnels-membres; conditions nécessaires à l’acquisition progressive  d’ “habitudes de travail”; à l’installation progressive du climat de confiance, de sécurité propice à la pratique d’une parole incarnée libre, respectueuse et respectée.

Chaque membre en est co-animateur(-ice).
 

Moment de formation professionnelle à part entière, une implication institutionnelle réelle contribue à en faire un espace identifié et reconnu.

➢   Passer de la difficulté à la complexité

 

Engagés quotidiennement dans des contextes et environnements de travail particulièrement exigeants et incertains, les professionnels disent parfois « ne plus comprendre ce que l’on attend d’eux », expriment leur « sentiment de solitude » face aux situations. 


Ils disent parfois vivre une crise de sens.

Nous savons aujourd’hui  les conséquences délétères de ces situations sur la santé, les ambiances de travail, les relations interpersonnelles, la qualité des prestations.

Même si de nombreuses initiatives existent, il apparaît que les Institutions et Organisations de travail ne permettent que trop rarement encore à leurs collaborateurs, de prendre le temps de revenir sur le travail réalisé et les conditions de sa réalisation.

Prendre ce temps, le prévoir, c’est pourtant agir pour que Le Travail demeure ou redevienne source de plaisir et de réalisation de soi. 

Nommer les désaccords, exprimer les conflits et débats de normes et de valeurs, débattre et permettre en sécurité « la dispute professionnelle », expression incarnée du sens de l’engagement de chacun-e pour la bonne réalisation de sa mission, appartiennent aussi aux dynamiques favorisées par la conduite des Groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles.

➢   Mieux se connaître, mieux se comprendre pour mieux travailler ensemble.

 

Pris dans des rythmes institutionnels souvent très soutenus, les professionnels manquent de temps pour se rencontrer, (se)parler, s’écouter, prendre du recul sur les situations, « refaire son métier »[2].
Ils disent « se connaître finalement assez peu, (voire) assez mal » (logiques d’action, projets, objectifs, niveau de contraintes). 
Les Groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles sont un espace qui favorise la Rencontre et le Dialogue Professionnels au plus près des préoccupations  en prise direct avec le travail réel et contribue ainsi au renforcement du « faire coopération ».

Mieux se connaître, c’est notamment prendre le temps de partager, de confronter les observations et interprétations liées, sur le travail, sur les situations ; interprétations qui sont éminemment singulières, personnelles. Observations qui se limitent trop souvent à ce qui est visible, à ce qui se voit. L’essentiel, ce qui « fait sens » est-il toujours là ?

Mieux se comprendre, c’est aussi prendre le temps d’opérer ensemble un travail de clarification du vocabulaire utilisé pour parler de sujets le plus souvent impliquants, complexes, difficiles à traiter.

Le choix des ‘’bons’’mots, les formulations et re(formulations) limitent autant que possible les risques d’incompréhension et de mal-entendus, à l’origine de nombre de tensions.

Le plus souvent, en effet, expliquer suffit.

➢    Reconnaître, valoriser les compétences et les réussites.

Toutefois, s’intéresser de près aux difficultés rencontrées par les professionnels dans l’exercice de leurs métiers  ne doit pas faire oublier de prendre en considération pour en favoriser la reconnaissance, les situations de réussite professionnelle (personnelle).

Même s’il apparaît que nous avons plutôt tendance à regarder du côté de ce qui ne va pas, du côté de ce qu’on n’a pas réussi …. je n’oublie jamais d’inviter les professionnels à parler de leurs réussites, de leurs satisfactions, de leur sentiment de fierté.

 

Non, tout ne va pas mal.

 

De la même façon, la réussite de l’Un-e peut être aussi la réussite de l’Autre. ‘’Une façon de faire’’, ‘’d’avoir su ne pas faire’’ peuvent constituer une véritable source d’inspiration. Il s’agit alors d’essaimer la réussite.

 

Quoi qu’il en soit, nous partons ensemble du postulat de ‘’l’action de chacun-e, de son mieux pour le mieux’’ et portons alors un autre regard sur La compétence ; compétence qu’en rejoignant les apports de la Didactique Professionnelle et la proposition de John Dewey, je considère comme un indicateur de subjectivité, un indicateur d’Expérience.

Elle n’a donc rien à voir avec les qualités personnelles.

Repères conceptuels :

Analyse  du Travail, Clinique de l’Activité (Y. Clot)-Didactique Professionnelle (P. Pastré)-Techniques d’Entretien d’Explicitation (P. Vermersch)-Communication Non Violente (M.B Rosenberg)-Psycho-dynamique du Travail (C. Dejours)-Approche Centrée sur la Personne (C.R. Rogers)-Gestalt (Perls, Goodman)-Approche philosophique de l’Expérience (J. Dewey).

Mots-clés :

Analyse des Pratiques Professionnelles-Action (Logiques d’)-Agir professionnel-Approche par Compétences-Cohésion d’Équipe-Communication-Compétences (mobilisées/attendues)-Conflits-Changements-Compréhension- Conduite de projets- Coopération (faire)-Débat-Dialogue- Écoute-Expérience-Explicitation-Implication-Prévention maltraitance- Promotion bientraitance-Réflexivité-Responsabilité-Risques Psycho-Sociaux-Sens-Situations professionnelles- Travail en (d’)équipe.

 

 

                             

 

[1]Schôn, Le praticien réflexif, 1986 définit le modèle du praticien réflexif et distingue la « réflexion dans l’action et (la) réflexion sur l’action ».

[2]Emprunté à Jean-Luc Roger in « Refaire son métier Essai clinique de l’activité », érès, clinique du travail, 2007.

 

   Samuel Wrobel Accompagnement

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